Des irrégularités dénoncées par des leaders de jeunesse et membres du CNJCI

 Des irrégularités dénoncées par des leaders de jeunesse et membres du CNJCI

Le mandat de l’actuel bureau national du Conseil National de la Jeunesse de Côte d’Ivoire (CNJCI) a pris fin depuis le 11 février dernier. Mais des manigances couvent les élections pour remplacer le Président sortant Emmanuel Edima N’Guessan. Bien avant l’enclenchement du processus électoral, des leaders de jeunesse, membres du CNJCI, ne décolèrent pas absolument au niveau du processus de renouvèlement de leur faîtière. La plupart de ces leaders ont constaté malheureusement des irrégularités qui vont entacher les élections départementales qui s’ouvrent le 3 juillet prochain et pour aboutir à la convention nationale du 29 au 31 juillet prochain à Abidjan.

Pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une violation des textes, ces leaders de jeunesse avec à leur tête le secrétaire général adjoint du CNJCI, Guy Joris Doho, ont organisé une conférence de presse le mardi 29 juin à Cocody pour crier haut et fort ce qui se trame au sein de leur faîtière qui regroupe les fédérations, mouvements et associations de jeunesse ivoirienne. ‘’Dans plusieurs départements, des associations qui n’ont jamais existé se retrouvent malheureusement sur le listing électoral. Des individus connus pour n’être à la tête d’aucune organisation de jeunesse se retrouvent miraculeusement présidents de certaines associations fictives. De nombreux membres du cabinet du ministre se retrouvent président d’associations de jeunesse. Les mêmes noms se répètent à la tête de différentes associations’’, avance-t-il.

Par ailleurs, cette conférence de presse a pour but d’interpeller le Ministère de tutelle dirigé par Mamadou Touré. ‘’Le Ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’insertion professionnelle et du Service civique, n’est pas fait de la situation’’, clame le secrétaire général adjoint du CNJCI. De plus, ces leaders de jeunesse souhaitent une véritable transparence et une égalité de chance des différents candidats lors des élections du nouveau bureau du CNJCI. ‘’C’est donc pour une égalité des chances et pour un processus d’une transparence indubitable et démocratique que nous demandons le report des élections en vue du réaménagement du calendrier électoral’’, déclare-t-il.

Cependant, plusieurs points ont été évoqués par la plupart de ces têtes de fil de mouvements de jeunesse au cours de cette rencontre avec la presse. Par exemple le report des élections en vue réaménagement du calendrier électoral, la recomposition du jury de validation des associations et des dossiers de candidatures, l’implication de la société civile dans le collège électoral, la mise en place d’un calendrier électoral consensuel Ministère-bureau sortant, etc. Guy Joris Doho, le secrétaire général adjoint du CNJCI qui a conduit cette conférence n’est pas lui-même candidat pour ne pas que les gens interprètent cela autrement. ‘’Je ne suis pas candidat’’, coupe-t-il court. L’une des présidentes de mouvement de jeunesse et conseillère au sein du CNJCI, Assita Sidibé présente également n’a pas mâché ses mots pour son ras-le-bol et souhaite que le meilleur candidat gagne.

Patrick Bouyé

PATRICK BOUYE